Lausanne, 5 mars 2017  – Le Synode de l’Eglise évangélique ré formée du canton de  Vaud (EERV), réuni en session extraordinaire samedi 4 mars à Ollon, a élu le  pasteur Laurent Zumstein comme conseiller synodal. Le parlement réformé a  également débattu du «rapport sur les dotations», visant à réfléchir à la  mission de l’Eglise et à la répartition des forces ministérielles.

Election complémentaire au Conseil synodal

En raison du prochain départ à la retraite du conseiller synodal Jean – Michel Sordet, le  Synode a procédé à l’élection d’un ministre à l’exécutif de l’EERV. Le pasteur Laurent  Zumstein, 53 ans, seul à s’être porté candidat, a été élu par 38 voix sur 57. Laurent  Zumstein compte 25 ans de ministère dans l’EERV et le partage actuellement en deux  mi – temps, l’un comme coordinateur cantonal du Service santé et solidarité, l’autre  comme coordinateur de la Région La Broye. Pour rappel le Conseil synodal est constitué  de 7 membres, dont 4 laïcs et 3 ministres  – pasteurs ou diacres.

Rapport sur les dotations

Parmi les autres points majeurs de cette session, le Conseil synodal a ouvert un débat  non décisionnel autour de son «rapport sur les dotations». Le contexte est le suivant:  l’EERV doit passer de 220 EPT (équivalents plein temps) en 2018 à 203 EPT en 2025, en  raison de l’accord d’équilibrage des postes avec l’Eglise catholique dans le canton de  Vaud, signé en 2011. Pour y parvenir, le Conseil synodal ne souhaite pas se contenter  d’une simple diminution mathématique des forces ministérielles. Il saisit cette  opportunité pour réfléchir à la mission et à l’activité de l’Eglise, comme le prévoit son  programme de législature, afin d’établir une gestion des dotations qui y réponde le  mieux. Un rapport non décisionnel a é té soumis samedi à discussion afin d’initier un  débat de fond au niveau institutionnel, puis plus largement dans toute l’Eglise.

Pour permettre à l’EERV de témoigner de l’Evangile dans la société, le rapport défend  l’idée qu’il est indispensable pour l’Eglise de changer de posture, d’adapter son activité,  de redéfinir la mission des professionnels et de mobiliser différemment les laïcs.

Le rapport part du constat que la société contemporaine est devenue une «société  liquide» (selon le concept du sociologue  Zygmunt Bauman), c’est – à – dire construite sur  des liens sociaux fluides dans lesquels les institutions ont une place moindre. La surface  de contact entre l’Eglise et la population s’est réduite. Autrefois dans une «société  solide», l’Eglise pouvait fonctionner par  propositions de sens, de rites et d’activités qui  répondaient à des besoins connus et auxquelles les gens venaient. Aujourd’hui, pour  augmenter la surface de contact entre l’Eglise et la population, il s’agit de passer d’une  Eglise de propositions  à une Eglise de liens, liens qui se tissent essentiellement en  réseaux.

Le rapport ne propose pas d’écarter le modèle d’Eglise traditionnel (paroisses et  aumôneries) car il répond aux attentes spirituelles de certains, mais de le rafraîchir et de  développe r de nouvelles présences de l’Eglise au sein de la société. Il s’agit donc de  mettre en place une dynamique mixte, qui fait cohabiter deux logiques d’Eglise.

Tout l’après – midi de la session synodale a été consacré à un temps de questions, une  table ronde,  un échange en ateliers et un forum de synthèse. Le Conseil synodal s’est  réjoui de la richesse et de la qualité des échanges utiles à l’affinement de la démarche.  En conclusion, l’animateur des débats, Jean-Christophe Emery, a salué «cette volonté de  se rencontrer les uns les autres , entre personnes partageant des avis différents, et  de  faire mûrir ensemble ces défis majeurs . Une Eglise de liens et de relation  s’expérimente  déjà ici .»

Contact presse: Xavier Paillard, président du Conseil synodal, 079 279 98 73